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Montauban aujourd'hui 

 

Bienvenue à Montauban. 6ème ville de la région Occitanie, elle compte 66.000 habitants (environ 110.000 dans le Grand Montauban). Préfecture du Tarn-et-Garonne, carrefour du grand sud (entre Bordeaux, Toulouse et la Méditerranée), la ville est lovée entre 3 rivières : le Tarn, l’Aveyron et le Tescou, d’où son grand nombre de ponts

Montauban est labellisée « Ville d’Art et d’Histoire » et abrite 43 monuments historiques. Le centre ancien est très homogène, aucun bâtiment moderne ne vient rompre l’harmonie des façades des XVIIème et XVIIIème siècles. On la surnomme « la plus rose des villes roses », pour ses briques en argile utilisées dans la région. Elle fait désormais partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées depuis 2015 (comme Cahors, Figeac ou Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot)

La ville est entourée de plaines extrêmement fertiles grâce aux limons déposés crues après crues. Cela a évidemment favorisé l’agriculture : il reste aujourd’hui 250 exploitations agricoles, avec de nombreux vergers (production de pommes, de poires, de pêches…) et diverses céréales cultivées. A noter que les agriculteurs peuvent irriguer leurs cultures avec l’eau du Tarn. Montauban est également une ville de garnison puisqu’elle accueille le 17ème Régiment du Génie Parachutiste (RGP)

A voir à Montauban : Le Musée Ingres qui fut Palais épiscopal, Hôtel de ville, Palais du Prince Noir et musée depuis 1908, le Pont Vieux et l’église fortifiée de St-Jacques, tous deux vestiges médievaux et enfin la Cathédrale Notre-Dame

 

 

Montauban place nationale ensoleillee

Montauban dans l'Histoire 

 

Montalba (« mont des saules » ou « mont blanc ») a été fondée en octobre 1144 par Alfred Jourdain, comte de Toulouse. Le plan en damier (préfiguration des bastides) de la ville originelle constitue toujours la trame urbaine du centre-ville. Montauban grandit vite mais son expansion sera freinée par la Guerre de Cent ans (la ville sera anglaise entre 1360 et 1368) et par la terrible épidémie de peste noire qui ravage toute l’Europe

Dès 1561 la ville devient, avec la Rochelle, la capitale du protestantisme français : d’ailleurs, Henri de Navarre (futur Henri IV) y séjournera régulièrement. Mais en 1629, après la prise de La Rochelle, Montauban doit se soumettre : Richelieu entre et rétablit le culte catholique dans la ville

Montauban atteint son apogée économique à la fin du XVIIème-début XVIIIème siècle : on y trouve nombre de minoteries (moulins), ainsi que beaucoup de tisserands (soie et laine). La ville compte alors 30.000 habitants (contre 48.000 à Toulouse) et est rattachée au Quercy, dont Cahors est le chef-lieu. En 1808 Napoléon Ier créé le département du Tarn-et-Garonne, et Montauban en devient la préfecture. Le déclin industriel s’amorcera au XIXème siècle, mais la ville reste un important centre administratif et agricole aisni qu’une ville d’art et de culture

D’ailleurs la ville vit naître Jean-Dominique Ingres (1780-1867, peintre et violoniste) et Antoine Bourdelle (1861-1929, sculpteur), 2 artistes de renommée mondiale dont on peut admirer des œuvres au musée Ingres. Seuls 3 édifices de Montauban ont résisté depuis l’époque médiévale : L’église St Jacques (clocher octogonal à base fortifiée), le Pont-Vieux et la salle gothique du château Comtal (jamais achevée)

 

 

Montauban centre historique depuis le Pont Vieux

Montauban et les 400 coups

 

« Faire les 400 coups » est une expression couramment utilisée qui vient d’un fait historique s’étant déroulé à Montauban. L’histoire se déroule en 1621 : le Roi Louis XIII menait alors une guerre contre les protestants et le Cardinal Richelieu entame le siège de Montauban et, sur les conseils d’un alchimiste espagnol renommé, il décide de provoquer une grande peur qui obligerait la cité à se rendre. Il demande à son artillerie de tirer simultanément 400 coups de canons sur la ville. Mais les montalbanais, nullement impressionnés, résistent à l’attaque et font même fuir l’armée royale qui les assiégeait

La légende raconte que les habitants de la ville étaient en train de festoyer lorsque les boulets se sont abattus sur les remparts. « Faire les 400 coups » signifie donc « Aller contre le sens moral et les convenances ». Au final, Montauban se rendra quelques jours plus tard au Cardinal Richelieu

A noter que, malgré la référence historique, et bien que l’expression provienne bel et bien de ce siège, il s’agit d’une pure légende. En effet, l’artillerie royale n’était composée que de 39 canons et la religion protestante est jugée trop austère pour que les habitants aient ainsi fait la fête. De plus, au XIXème siècle, Zola et Proust mentionnent dans leurs œuvres « faire les 119 coups ». L’expression vient donc bien de ce fait historique, mais le nombre réel de coups de canon reste flou

 

 

Montauban ville et ponts

Quelques photos

 

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